RSS (Rien Sans Suiveurs)
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Le flux de Jordane Prestrot.


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« Tu n’en as pas fini », morceau inédit datant de novembre 2009. 

C’est par ce biais que je vous annonce que non, malgré le petit nombre de mises à jour récentes, je n’en ai pas fini. Voici donc les dernières nouvelles et le programme des événements futurs : 

1) Depuis août 2011, avec deux comparses alsaciens, nous avons constitué un groupe de rock électronique : Caput Lava. D’ici quelques semaines, nous serons en mesure de diffuser nos premiers morceaux et notre première vidéo. La suite s’enchaînera aussi rapidement que possible. 

2) La mise en ligne du Carnet noir, éternellement repoussée pour raison technique, devrait (vraiment) bientôt commencer. J’ai fait le choix d’en étaler la publication sur le long cours afin de ne pas vous frustrer plus longtemps. Les premières pages seront en ligne début mars au plus tard ! 

3) Les sections Musique et Textes ont été reconstruites. J’espère qu’ainsi, elles vous seront plus claires et mieux accessibles. Si, par ailleurs, vous êtes un utilisateur de Tumblr, il vous sera plus facile de “liker” et de “rebloguer” vos textes et morceaux favoris. 

4) Courant mars, aura lieu la septième mise à jour d’Une vision du monde selon Google. En espérant que les multiples printemps arabes et automnes boursiers auront (enfin !) un peu bousculé le paysage…

5) Bientôt également, de nouvelles photos. J’ai toute une pellicule hivernale à faire développer. 

(Source : le-jukebox)




Le Livre des Espaces, extrait n°4 : Raymond Ratiboise

Elles étaient une cinquantaine, en file indienne, supportant leurs mamelles chargées de lait. Piétinant de la sorte avant d’accéder au bâtiment de traite, elles avaient tout le loisir de regarder Raymond venir. Il prit un air affairé et pressa le pas.

Depuis des temps immémoriaux, la cité vivait en autarcie. Cinq puits couvraient les besoins prioritaires en eau — c’est-à-dire qu’on avait appris à vivre avec la saleté et la soif, une petite soif continue, maîtrisée et pénible. Le lait de la traite quotidienne était utilisé aux deux tiers dans la confection de fromages ; le dernier tiers était consommé le jour même. La petite soif s’apaisait ainsi pour une heure ou deux, avant de reprendre de plus belle, dans l’attente angoissante de la pluie…

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